PDA

Voir la version complète : Orages d'acier



zebulon
06/03/2011, 16h44
...

x
06/03/2011, 16h47
Les préfixes, stp!!!!!
Une courte présentation des ouvrages serait un minimum appréciable aussi.

zebulon
06/03/2011, 17h13
voila

Philippe37
18/12/2012, 20h24
Bonjour,

Je pense que l'on parle ici du livre d'Ernst Jünger:

http://librairie.memorialdeverdun.fr/boutique/images_produits/0051_1.jpg

C'est le récit de la première guerre mondiale vécue par l'auteur, officier allemand, principalement dans les tranchées, en France.
Récit clair, précis, très éclairant, j'en recommande la lecture.
Le point marquant est le niveau d'attrition des unités en ligne: la semaine habituelle dans les tranchées, sans attaque, juste la routine, c'est 3 à 4 morts dans la compagnie de l'auteur...
Le truc étonnant c'est que Jünger fini la guerre vivant, pratiquement entier malgré de nombreuses blessures.
Le truc hallucinant, c'est que Jünger a vraiment apprécié la guerre, ça lui a beaucoup plu, il en garde une impression très positive et pleins de souvenirs passionnants. :outch:Rien que pour ça il faut lire le livre.

capitaine
18/12/2012, 20h44
J'ai lu cet ouvrage de Ernst Junger. Très bon récit qui donne à la fois une bonne idée du quotidien des soldats allemands et une bonne description de la violence des combats de 14-18. Jünger a également participé à la seconde guerre mondiale. Pour les amateurs de beaux livres vous pourrez trouver les "journaux de guerre" de Jünger aux éditions de la pléiade en deux tomes. On me les a offert en guise de cadeau de mariage et j'en suis content. Cependant attention au papier qui est très fin.

x
18/12/2012, 20h50
Lu et apprécié, mais je me suis toujours demandé quelle était la part d’exagération dans son récit.

Vous avez aussi "Le boqueteau 125" du même auteur (moins fourni).

Pour la description des combats et de la vie au front, je lui préfère largement Genevois avec "Ceux de 14".

arnaud
18/12/2012, 21h00
Avec les crapouillots.
Du Français Môssieurs!

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41zO88lbWeL.jpg


Résumé de "Avec Les Crapouillots ; Souvenirs D'Un Officier D'Artillerie De Tranchee 1914-1919"
Crapouillot! Ce mot, qui semble tout droit sorti d'une comptine pour enfants, désigne pourtant un engin de mort (rustique mais efficace) employé pendant la guerre de 1914-1918. Pierre Waline, un artilleur de tranchée, nous raconte ici le quotidien des hommes servant l'une des armes les plus curieuses d'un conflit inhumain. Cette vie de solidarité au sein d'un petit groupe lié par un fort esprit de corps est faite de jours de peur, de boue, de sang, mais aussi de moments de détente, d'instruction et de repos. L'auteur nous dépeint cinq années de sa jeunesse dans le style incomparable de celui qui, normalien, agrégé d'histoire, a terminé sa carrière comme président du Bureau international du Travail. Son témoignage nous plonge dans un monde beaucoup moins connu que celui des fantassins ou des artilleurs de deuxième ligne. Intérêt supplémentaire, il est augmenté de celui de Marcel Waline, son petit frère, qui décrit comme dans un miroir la vie d'un lycéen à Epernay, ville du front.

x
18/12/2012, 21h05
Tu l'as ce bouquin ????

Ton avis sur le contenu et un lien pour commander, c'est possible ????

Sinon sur l'artillerie tu as "Ma pièce" de Paul Lintier (souvenir d'un canonnier sur 75).:clinoeil:

lostiznaos
18/12/2012, 21h09
Les récits de la guerre (quelle qu'elle soit) vécue par des témoins sont toujours intéressants, même si les expériences sont très naturellement transformées par le temps, les engagements politiques de chacun et le contexte personnel et public dans lequel ces récits sont écrits. Le problème aujourd'hui c'est que l'on confonds systématiquement "mémoire" et "histoire" si bien que l'on applique à l'un les exigences de l'autre et réciproquement. Du coup on passe à côté de l'essentiel.
"Orage d'acier" est un excellent texte, "à l'ouest rien de nouveau" aussi pour ne prendre que les exemples allemands. Il s'agit dans les deux cas de témoignages réécrits et contextualisés.
Au passage, il n'est pas très "politiquement correct" de dire que certains ont vécu la guerre de 14 de manière "positive" mais cela a bien été le cas. Il y a des tas d'explications logiques à cela : jeunesse, goût du risque, liberté, patriotisme, esthétique... Autant de perception très personnelles des choses.
Chez nous le meilleur exemple est l'image qu'en retire l'immense poète que fut Guillaume Apollinaire!
A+
Gilles(Lostiznaos)

Loïc Charpentier
19/12/2012, 09h30
Au passage, il n'est pas très "politiquement correct" de dire que certains ont vécu la guerre de 14 de manière "positive" mais cela a bien été le cas. Il y a des tas d'explications logiques à cela : jeunesse, goût du risque, liberté, patriotisme, esthétique... Autant de perception très personnelles des choses.
Chez nous le meilleure exemple est l'image qu'en retire l'immense poète que fut Guillaume Apollinaire!
A+
Gilles(Lostiznaos)

Celà à créer, à l'occasion de tous les grands conflits et, ce, depuis la nuit des temps, des générations d'hommes "perdus"... qui, une fois la guerre terminée, ne supportaient pas l'inactivité et la mièvrerie de la vie en temps de paix.

lostiznaos
19/12/2012, 09h54
Tout à fait!
Je pense que le phénomène est presque encore plus important aujourd'hui d'ailleurs!
Il ne faut pas oublier que la guerre conduit logiquement à une forme grave de désocialisation que les structures militaires ont pour fonction d'encadrer et de limiter pendant les conflits, mais après...
A+
Gilles(Lostiznaos)

panzerpara
19/12/2012, 10h56
-Pour ceux que le parcours d'Ernst JUNGER pendant la première guerre mondiale interresserait un très bon livre : DE BAZANCOURT A FAVREUIL éditions ALBERICHT. Livre entièrement sur Ernst JUNGER, très très bien documenté.

Loïc Charpentier
19/12/2012, 11h24
J'aurais tendance à dire que, depuis un passé relativement récent, le phénomène est plus "médiatisé".
Les routiers du Moyen-âge n'étaient, bien souvent, rien d'autre qu'une soldatesque laissée en friches après les batailles et la dissolution de l'Ost.
Les lansquenets allemands, les fameux "garçons de ferme" (Landsknecht), se mettaient au service du plus offrant durant les Guerres de Religion.
Après les guerres de l'Empire, nombre d'officiers - dont des britanniques - iront proposer leurs services, en Amérique du Sud, aux mouvements d'indépendance qui voulaient se séparer de la tutelle de la Couronne espagnole.
Après 1918, on le constate, également, dans les Corps-Francs de la Baltique.

arnaud
19/12/2012, 13h42
Stéphane, je ne l'ai pas fini, mais d'après mon pote qui me l'a prêté c'est top sur la vie des gars en tranchée et sur l'évolution des crapouillots.




Sinon sur l'artillerie tu as "Ma pièce" de Paul Lintier (souvenir d'un canonnier sur 75).
Non j'ai pas :(

Philippe37
03/07/2014, 17h34
Bonjour,

Je remonte le post car j'ai vu passer un article qui fait écho au sujet: une certaine attirance pour la guerre.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/06/michel-le-bris-si-on-detestait-la-guerre-on-ne-la-ferait-pas_4433202_3232.html

En terminale mon prof de philo nous avait balancé le truc: "l'homme continue à faire la guerre depuis si longtemps parce que finalement il aime ça !". Cela m'avait marqué à l'époque, d'ailleurs je m'en souviens encore.
Ce genre de réflexion me semble plus constructif que de répéter les lieux communs, "la guerre c'est mal, la violence c'est trop triste".