gibsonfndr
30/05/2006, 18h58
Bien.
Mon « Spielberger » a les pages qui se détachent toutes seules à force d’avoir essayé de lire et relire les pages concernant ces fameux « Jagdpanzer IV », car rappelez vous j’ai commencé à vous embêter avec un L/48 aux environs de Noêl !
Bon, vous m’arrêtez si je dis trop de bêtises.
En 1943 il devient clair pour tout le monde que le chassis du Stug III est trop léger pour supporter les nouveaux canons L/70 qui seuls semblent à même de nuire aux blindés Russes de plus en plus puissants.
Un certain nombre de solutions doivent alors être envisagées pour construire des « Panzerjäger ».
L’une de ces solutions, basée sur la tentative avortée d’uniformiser la production avec l’introduction du Pz III/IV donne naissance au Jagdpanzer E d’abord équipé d’un L/48 puis d’un autre projet équipé d’un L/70 mais tous deux sur ce fameux chassis III/IV reconnaissable à ses barbotins types Pz III et au fait que le train de roulement n’ait que 3 bogies au lieu des 4 du pz IV. Ces deux projets n’ont jamais eu de suite.
Pendant ce temps Vomag produit son propre petit prototype, la maquette en bois datant de mai 1943 et la pré-production en « acier mou » datant d’Octobre 1943 et étant les fameux « série O » que Dragon vient de nous produire tout récemment reconnaissables aux coins arrondis de la caisse.
Ce type modifié va donner naissance au « Jagdpanzer IV Ausf F » (Sd. Kfz. 162)
Bien entendu ce char n’est pas construit sur un chassis de pz IV « de série » mais un certain nombre de modifications sont apportées (réservoirs etc…)
La troisième solution envisagée au même moment est le Stug IV lui aussi armé d’un L/48.
C’est le 26 janvier 44 que l’ordre est donné de ne plus s’occuper que du L/70 et d’abandonner définitivement tout projet avec le L48. On notera cependant que les Stug IV continueront à être produits jusqu’en mars 45, avec un total de 1138 unités produites.
Revenons à nos moutons.
Monter un L/70 sur les Stug III ou IV semble mission impossible, par contre c’est chose faisable sur le véhicule produit par Vomag.
Début avril 44 Hitler voit les premières photos du « Jagdpanzer IV L/70 « produit par Vomag et le 20 avril (jour de notre anniversaire à tous les deux) on lui présente les 4 types de véhicules susceptibles d’être utilisés :
- le vieux Stug III
- le vieux stug IV
- le Vomag L/48
- Le Vomag L/70
A cette occasion le Panzerjäger 38(t) sera d’ailleurs aussi présenté.
A l’issue de cette présentation la décision est prise et on demande une production de 800 exemplaires par mois du Vomag L/70.
Il semble qu’en juillet 44 Hitler donne l’ordre d’abandonner toute recherche sur le fameux chassis III/IV muni d’un L/70 ce qui signe la fin du fameux « E » qui n’a donc jamais été produit.
C’est à partir de ce moment là que tout se complique.
Devant l’incapacité de l’industrie Allemande à produire ce que le Führer veut, il donne l’ordre à Alkett en août 1944 de détourner 50 des chassis de pz IV sur les 300 produits pour les transformer en … jagdpanzer IV L/70 avec une superstructure modifiée par Alkett. En effet les chassis étant des pz IV standards, on ne peut pas les transformer directement en Jagdpanzer IV L/70 …
On voit bien sur le « proto » comment les gars se sont au début contentés de coller une casemate type Vomag sur un chassis normal et comment le véhicule évolue alors que Alkett décide de faire sa propre superstructure, celle désormais connue sous le nom de Jagdpanzer IV L/70 « A »
http://i16.photobucket.com/albums/b19/gibsonfndr/alkett.jpg
En Août 44, 50 chassis de Pz IV ont été convertis pas Alkett, puis semble-t-il 100 en Septembre et encore 50 en octobre, puis le « Übergangsfahrzeug » a été abandonné au profit du type Vomag.
d’août 44 à mars 45 il semble que 278 exemplaires du Panzer IV L/70 (A) aient été fabriqués par les Niebelungen-Verke .
Le total des engins fabriqués par Vomag, L/48 et L/70 confondus semble monter à 1530 unités dont 930 L/70. Bien sur il dans les projets il y avait l’idée de monter un 88 sur ces mêmes chassis mais tout cela est une autre histoire !
En résumé même si l’apellation « intermédiaire » (« zwischenlösung ») est apparue après guerre, alors que le nom officiel semblait être Panzer IV L/70 tout court, on se doit de considérer que le « vrai » Jagdpanzer IV était le Vomag et que l’autre n’a été qu’une solution de rechange pour combler une incapacité à produire les quantités voulues de véhicules. Le « A » était sans doute plus facile à produire, car utilisant les chassis du Pz IV tel quel, mais son profil balistique, par exemple, était de loin inférieur à celui du « V »
PS : mon Allemand n’étant plus ce qu’il était il est possible que j’ai mal interprété les chiffres de production du L/70 « A » je vais donc vérifier sur d’autres sources.
pps : d'après Tornado, le chiffre de 930 L/70 "V" semble confirmé mais ils prétendent que Alkett a produit 350 "A" (au lieu des 200 de Speilberger) mais semble confirmer le 278 de Niebelungen-Verke. Cela dit so mon allemand est proche de zéro mon Russe est lui très en dessous de zéro ! Il es possible qu'ils incluent les "V" produits par Alkett après arrêt de la fabrication des "A"
Mon « Spielberger » a les pages qui se détachent toutes seules à force d’avoir essayé de lire et relire les pages concernant ces fameux « Jagdpanzer IV », car rappelez vous j’ai commencé à vous embêter avec un L/48 aux environs de Noêl !
Bon, vous m’arrêtez si je dis trop de bêtises.
En 1943 il devient clair pour tout le monde que le chassis du Stug III est trop léger pour supporter les nouveaux canons L/70 qui seuls semblent à même de nuire aux blindés Russes de plus en plus puissants.
Un certain nombre de solutions doivent alors être envisagées pour construire des « Panzerjäger ».
L’une de ces solutions, basée sur la tentative avortée d’uniformiser la production avec l’introduction du Pz III/IV donne naissance au Jagdpanzer E d’abord équipé d’un L/48 puis d’un autre projet équipé d’un L/70 mais tous deux sur ce fameux chassis III/IV reconnaissable à ses barbotins types Pz III et au fait que le train de roulement n’ait que 3 bogies au lieu des 4 du pz IV. Ces deux projets n’ont jamais eu de suite.
Pendant ce temps Vomag produit son propre petit prototype, la maquette en bois datant de mai 1943 et la pré-production en « acier mou » datant d’Octobre 1943 et étant les fameux « série O » que Dragon vient de nous produire tout récemment reconnaissables aux coins arrondis de la caisse.
Ce type modifié va donner naissance au « Jagdpanzer IV Ausf F » (Sd. Kfz. 162)
Bien entendu ce char n’est pas construit sur un chassis de pz IV « de série » mais un certain nombre de modifications sont apportées (réservoirs etc…)
La troisième solution envisagée au même moment est le Stug IV lui aussi armé d’un L/48.
C’est le 26 janvier 44 que l’ordre est donné de ne plus s’occuper que du L/70 et d’abandonner définitivement tout projet avec le L48. On notera cependant que les Stug IV continueront à être produits jusqu’en mars 45, avec un total de 1138 unités produites.
Revenons à nos moutons.
Monter un L/70 sur les Stug III ou IV semble mission impossible, par contre c’est chose faisable sur le véhicule produit par Vomag.
Début avril 44 Hitler voit les premières photos du « Jagdpanzer IV L/70 « produit par Vomag et le 20 avril (jour de notre anniversaire à tous les deux) on lui présente les 4 types de véhicules susceptibles d’être utilisés :
- le vieux Stug III
- le vieux stug IV
- le Vomag L/48
- Le Vomag L/70
A cette occasion le Panzerjäger 38(t) sera d’ailleurs aussi présenté.
A l’issue de cette présentation la décision est prise et on demande une production de 800 exemplaires par mois du Vomag L/70.
Il semble qu’en juillet 44 Hitler donne l’ordre d’abandonner toute recherche sur le fameux chassis III/IV muni d’un L/70 ce qui signe la fin du fameux « E » qui n’a donc jamais été produit.
C’est à partir de ce moment là que tout se complique.
Devant l’incapacité de l’industrie Allemande à produire ce que le Führer veut, il donne l’ordre à Alkett en août 1944 de détourner 50 des chassis de pz IV sur les 300 produits pour les transformer en … jagdpanzer IV L/70 avec une superstructure modifiée par Alkett. En effet les chassis étant des pz IV standards, on ne peut pas les transformer directement en Jagdpanzer IV L/70 …
On voit bien sur le « proto » comment les gars se sont au début contentés de coller une casemate type Vomag sur un chassis normal et comment le véhicule évolue alors que Alkett décide de faire sa propre superstructure, celle désormais connue sous le nom de Jagdpanzer IV L/70 « A »
http://i16.photobucket.com/albums/b19/gibsonfndr/alkett.jpg
En Août 44, 50 chassis de Pz IV ont été convertis pas Alkett, puis semble-t-il 100 en Septembre et encore 50 en octobre, puis le « Übergangsfahrzeug » a été abandonné au profit du type Vomag.
d’août 44 à mars 45 il semble que 278 exemplaires du Panzer IV L/70 (A) aient été fabriqués par les Niebelungen-Verke .
Le total des engins fabriqués par Vomag, L/48 et L/70 confondus semble monter à 1530 unités dont 930 L/70. Bien sur il dans les projets il y avait l’idée de monter un 88 sur ces mêmes chassis mais tout cela est une autre histoire !
En résumé même si l’apellation « intermédiaire » (« zwischenlösung ») est apparue après guerre, alors que le nom officiel semblait être Panzer IV L/70 tout court, on se doit de considérer que le « vrai » Jagdpanzer IV était le Vomag et que l’autre n’a été qu’une solution de rechange pour combler une incapacité à produire les quantités voulues de véhicules. Le « A » était sans doute plus facile à produire, car utilisant les chassis du Pz IV tel quel, mais son profil balistique, par exemple, était de loin inférieur à celui du « V »
PS : mon Allemand n’étant plus ce qu’il était il est possible que j’ai mal interprété les chiffres de production du L/70 « A » je vais donc vérifier sur d’autres sources.
pps : d'après Tornado, le chiffre de 930 L/70 "V" semble confirmé mais ils prétendent que Alkett a produit 350 "A" (au lieu des 200 de Speilberger) mais semble confirmer le 278 de Niebelungen-Verke. Cela dit so mon allemand est proche de zéro mon Russe est lui très en dessous de zéro ! Il es possible qu'ils incluent les "V" produits par Alkett après arrêt de la fabrication des "A"