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Voir la version complète : b1 bis quels sont les trophés?


damned81
02/07/2006, 17h39
Connait-on les b1 bis qui ont shootés du matos allemands?
ça peut servir pour de futures mises en scènes!
:merci:

antoine-m
02/07/2006, 20h54
Deux chars se sont distingués.
L'EURE à Stonne et le MISTRAL à Landrecies

damned81
03/07/2006, 19h30
l'EURE n 337,c'est bien celui du capitaine Billotte?car il a détruit 12 panzers!:bravo:
MISTRAL n 265.

antoine-m
03/07/2006, 20h49
Tout à fait !
Quant au MISTRAL, accompagné du TUNISIE, il a "fait le ménage" à Landrecies le 17 mai 1940 mettant hors de combat une centaine d'engins allemands !

gibsonfndr
03/07/2006, 21h28
Tout à fait !
Quant au MISTRAL, accompagné du TUNISIE, il a "fait le ménage" à Landrecies le 17 mai 1940 mettant hors de combat une centaine d'engins allemands !
t'es sûr que ce n'était pas le "marseilles" ?
:langue2:

guitou
03/07/2006, 23h22
100 engins ennemis au tapis!!!Mais c'etait une "tuerie" ce B1bis:outch:
Quelqu'un a t'il plus d'info SVP???Le sujet me parait extrement interressant:bravo: .
J'ai hate d'en savoir plus....
Par avance,merci.
a+

Pat95
04/07/2006, 00h02
C'est bien le "Tunisie".
Voici le texte relatant l'affaire (Steelmaster n° 17,p 37)
"Dans Landrecies, un parc d'automitrailleuses allemandes sur roues, garées à se toucher, de chaque côté de la rue. Peu de personnel en vue.... Les deux chars [Mistral et Tunisie] attaquent au canon, détruisant systématiquement les files d'automitrailleuses... Une centaine sera rendue inutilisable ou en flamme, munitions de bord sautant au ras du sol, par 8 coups de 75, 27 coups de 47 et 450 cartouches de mitrailleuse de Tunisie."

Ces deux chars appartenaient au 15e BCC du 2e DCR.

Patrick

le tourbeux
04/07/2006, 00h29
Ce fait d'arme est relaté en détail par le Sous-Lieutenant Michel Gaudet, Chef de char du Tunisie, pages 77 à 80 du livre de Stéphane Bonnaud, "Chars B au combat" : "17 Mai (1940) : la charge du Mistral et du Tunisie sur Landrecies".

Je recommande vraiment la lecture de ce bel ouvrage à tout le monde !
Même ceux pour qui les chars français de la 2e GM "ne sont pas la tasse de thé" (... ?) ou qui ne s'extasient que devant les Wittmann et autres Carius... :romain:

Comme tous les témoignages d'anciens c'est à la fois très instructif, palpitant, émouvant...
Et ça contribue à remettre plein de fausses idées à leur place !


:documentation: :documentation: :documentation: :documentation: :documentation:



:salut:

Loïc Charpentier
04/07/2006, 00h40
C'est bien le "Tunisie".
Voici le texte relatant l'affaire (Steelmaster n° 17,p 37)
"Dans Landrecies, un parc d'automitrailleuses allemandes sur roues, garées à se toucher, de chaque côté de la rue. Peu de personnel en vue.... Les deux chars [Mistral et Tunisie] attaquent au canon, détruisant systématiquement les files d'automitrailleuses... Une centaine sera rendue inutilisable ou en flamme, munitions de bord sautant au ras du sol, par 8 coups de 75, 27 coups de 47 et 450 cartouches de mitrailleuse de Tunisie."

Ces deux chars appartenaient au 15e BCC du 2e DCR.

Patrick


Bon alors, il me faut commander DEUX B1bis...jusque là, cà va...çà me fait 115€ chez mon revendeur...:rire2:

Par contre, si je veux être réaliste, çà va quand même me faire une centaine de Sdkfz...bon, admettons que ce soient des 4 roues...parce que des 6 ou des 8 roues, çà commence à faire chérot, moi, j'vous le dit! :dsl:

Coup de bol, il sont garés des deux cotés de la route, je gagne un peu de place, question longueur du dio...Au fait, Prosper, çà serait bien si tu faisait un socle droit, de...disons...allez, trois ou quatre mètre de long et quatre-vingt dix centimètres de large, c'est pas encombrant du tout! :outch: :sos:

Bon, ben finalement, après réflexion et entretien avec mon banquier...je me contenterai de réaliser un B1bis moins glorieux...par exemple, un qui est tombé bêtement en panne d'essence! :alex_:

Comme quoi, le père Wittman n'était qu'un copieur, moi, j'vous le dis! :langue2:

Lolo des Champs.
:joker:

le tourbeux
04/07/2006, 00h56
Bon alors, il me faut commander DEUX B1bis...jusque là, cà va...çà me fait 115€ chez mon revendeur...:rire2:

Par contre, si je veux être réaliste, çà va quand même me faire une centaine de Sdkfz...bon, admettons que ce soient des 4 roues...parce que des 6 ou des 8 roues, çà commence à faire chérot, moi, j'vous le dit! :dsl:
Le Sous-Lieutenant Gaudet, du Tunisie, estime à environ 200 (deux cents :langue2: ) les véhicules garés dans le village de Landrecies !
:padbol:
Et indique qu'à son départ, une centaine était en feu ou inutilisable.
Des automitrailleuses à roue et des Pz I et II...

Allez, élève Lolo, refaites votre calcul !
:perturbe:


Coup de bol, il sont garés des deux cotés de la route, je gagne un peu de place, question longueur du dio...Au fait, Prosper, çà serait bien si tu faisait un socle droit, de...disons...allez, trois ou quatre mètre de long et quatre-vingt dix centimètres de large, c'est pas encombrant du tout! :outch: :sos:
Prosper ! Youp la boum !! Les zaffaires reprennent !!!



Bon, ben finalement, après réflexion et entretien avec mon banquier...je me contenterai de réaliser un B1bis moins glorieux...par exemple, un qui est tombé bêtement en panne d'essence! :alex_:
Petit, tu es petiiiit sur ce coup-là, Lolo... :triste: :triste: :triste:



Comme quoi, le père Wittman n'était qu'un copieur, moi, j'vous le dis! :langue2:

Lolo des Champs.
:joker:
Euh tout à fait, euh Lolo !!!

:rire:


:salut:

guitou
05/07/2006, 01h27
Merci pour les infos :cool:
A+

le tourbeux
05/07/2006, 21h49
Pour ceux que le foot n'intéresse pas, un peu de lecture ! :langue2:
:documentation: :documentation: :documentation:

Ci-dessous, un extrait de "Chars B au combat" par Stéphane Bonnaud (Histoire & Collections).

Ce passage revient sur les premiers B1 Bis perdus par les 1re et 2e Compagnies du 15e BCC, au soir de sa première journée d'engagement (le 16 mai 1940).
Il ont été envoyés au contact de l'ennemi sur l'axe ouest/est Marle/Montcornet (est de St-Quentin, Aisne-02) directement par le Général Giraud lui-même (9e Armée), qui n'a qu'une vue très imparfaite de la situation…
Après quelques engagements avec les avant-gardes allemandes (plusieurs automitrailleuses et chars légers détruits) et alors qu'aucune autre troupe française n'a été contactée depuis longtemps, risquant d'être isolés du fait de percées ennemies, manquant d'essence, les 2 Compagnies reviennent en arrière en direction de St-Quentin, laissant derrière elles 6 chars (sur les 23 que comptent ces 2 Compagnies)…

En dehors de la fin du Bourrasque, bien connue car ayant été filmée par les PK allemands, on se rend mieux compte combien les équipages des B1 bis se sont bien battus et jusqu'au bout, même lorsque leurs chars étaient immobilisés au milieu des troupes ennemies…



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" LE SORT DES SIX PREMIERS CHARS PERDUS
Le lieutenant Devos, officier renseignements du bataillon, a établi dans son historique du I5e BCC un compte-rendu détaillé des premières pertes consécutives à la journée du 16 mai.
« En ce qui concerne le sous-lieutenant Sigros sur le Foudroyant, il tente de s'échapper vers l'ouest et atteint la Vallée-aux-Bleds (5 km à l'ouest de Laigny, village à 6 km au nord-ouest de Vervins) où il tombe définitivement en panne dans un petit bois (bielle coulée). Il y est fait prisonnier vers 19 heures avec son équipage par la 6e Panzer (groupement Von Esebeck) en ayant pu néanmoins incendier son char.
Picard [de l'Aquitaine] attend à Marle l'échelon de dépannage mais devant l'attaque de la 1re Panzer, il tente de rejoindre son bataillon en remettant constamment de l'huile dans son Naeder.
Au dépôt d'essence de Berlancourt [en fait Behaine, à 2 km de là], le char Martinique a des ennuis avec sa courroie de ventilateur. Lorsque la réparation est terminée, le bataillon est déjà parti. Vaucheret démarre seul vers 17h30 sur la route de Guise par Le Hérie-la-Viéville. À 18 heures, nouvel incident.
Il continue à allure réduite et vers 18h30, au carrefour de la route de Sains-Richaumont, il trouve le sous-lieutenant Perré (1re Cie) seul à pied sur la route.
Son char Tempête est en panne de terrain à 1 km de là sur la route de Sains : ayant seulement l'usage de sa troisième vitesse, il a calé au pied d'une côte et ne peut plus démarrer.
Vaucheret, malgré le mauvais état de son char et la présence signalée d'Allemands à Sains, va le dépanner. Après plusieurs tentatives et un début d'incendie au Martinique heureusement maîtrisé, celui-ci arrive à tirer le Tempête de son mauvais pas. Les deux chars se mettent en route vers 20 h 20 [20 h 30 pour Devos] et, un peu plus loin sur la route de Le Hérie, rencontrent l'Aquitaine de Picard dont le Naeder ne fonctionne plus du tout (et ne peut donc plus virer), et le Toulon de l'aspirant Rollier (l/15e BCC) dont le moteur a une chemise fendue et dont les freins ne fonctionnent plus.
Avec eux se trouve le Bourrasque du lieutenant Sauret (2e section de la 1/15e BCC), en bon état, pour les couvrir.
Complètement isolé dans la nuit maintenant venue, sans nouvelles du bataillon dont le point de regroupement a dû être modifié, celui primitivement indiqué étant déjà aux mains de l'ennemi, sans cartes pour s'orienter, les réservoirs presque vides, les cinq chefs de chars se concertent et décident, la mort dans l'âme, de faire sauter le Martinique de Vaucheret et l'Aquitaine de Picard pour tenter de sauver les trois autres. Ces deux chars explosent, un à minuit, l'autre à minuit et demi. Le sous-lieutenant Picard, avisant un camion français qui passe près d'eux, y monte avec son équipage et réussira à rejoindre le l5e BCC à Homblières (6 km à l'est de Saint-Quentin).
Le Bourrasque prend en remorque le Toulon et le Tempête dans lesquels se sont casés Vaucheret et son équipage. Au carrefour de Le Hérie-la-Viéville, le convoi pensant que c'était la meilleure solution pour éviter l'ennemi et trouver de l'essence, prend la direction du sud [par la N 367].
La marche se poursuit lentement avec de grosses difficultés dans les virages, les trois chars étant à la chaîne.
Le 17, vers 3 heures du matin [1 heure pour Perré], le convoi croise une colonne de dix chars allemands [qui ne les voient pas, d'après Perré]. Les trois chars B attelés l'un à l'autre ne peuvent rien faire et les chars allemands passent sans incidents [d'après le lieutenant Sauret, cette rencontre aurait eu lieu vers la ferme Murcy, à 500 m au nord de Montceau-le-Neuf].
Vers 6 heures, après un arrêt dû à un ennui mécanique au Bourrasque, le convoi rencontre un camion allemand qui essaye de le doubler. L'aide pilote (caporal-chef Gentner, un Alsacien) pistolet au poing, lui fait signe de stopper. Au refus du chauffeur, un obus de 47 démolit le camion dont les occupants s'enfuient à travers champs. Dans les restes du camion, on trouve des cartes, des fusils, des munitions mais rien qui puisse préciser la situation des chars français par rapport à l'ennemi.
Les chars repartent donc mais bientôt l'essence n'arrive plus au carburateur du Bourrasque qui traîne les deux autres.
L'arrêt s'effectue à environ 1 km au nord-ouest de Pargny-les-Bois (fond de la Maye) au pied d'une côte montant vers le village.
La décision est prise de dételer le Bourrasque et lui donner tout ce qui reste d'essence dans les autres chars (30 litres au total) afin qu'il puisse aller en chercher pour dépanner les deux autres.
Avant de partir, Sauret détruit une voiture de liaison et un side allemand. Il démarre, emmenant avec lui le lieutenant Vaucheret, les sergents Seguin et Courberand et le caporal-chef Gentner.
La traversée de Pargny-les-Bois s'effectuera sans encombre mais, arrivé sur la GC 12 [D 12] à Crécy, le lieutenant Sauret tourne à gauche, c'est-à-dire vers l'est.
Il est ainsi sur l'itinéraire du groupement Nedtwig, croise des Allemands marchant vers l'ouest et fonce en tirant, détruisant, pense-t-il, une automitrailleuse. L'ennemi riposte.
Le pilote Seguin, aveuglé, dévie vers le bas-côté de la route, le sergent Courberand rectifie la direction et le char repart, écrasant quelques sides et détruisant des camions et deux automitrailleuses (convoi du K 1 signalé par le KTB de la 1re Pz).
En arrivant à hauteur de Mortiers, le moteur s'arrête. Il n'y a plus d'essence.
Le Bourrasque vide ses casiers alors que les obus à s'abattre sur la tourelle, perçant le capot de conduite (Gentner reçoit un éclat qui lui traverse la mâchoire), brisant le Naeder.
Bientôt le feu cesse, les Allemands entourent le char et somment l'équipage de sortir. Les portes sont bloquées et c'est par la porte de visite supérieure que sortent les occupants du char. Il est 11h15, le 17 mai. "


A suivre...


:salut:

le tourbeux
05/07/2006, 21h51
" Les sous-lieutenants Perré et Rollier [en fait aspirant] ont attendu, installés dans leurs chars, toute la journée du 17 mai le retour du Bourrasque. Chaque fois qu'un véhicule se présente sur la route, le feu est ouvert...
Dans une colonne de camions transportant des troupes, les deux camions de tête sont détruits. Les autres ont fait demi-tour. Le 17 à 18h30, les officiers décident de renvoyer les équipages. Ils doivent leur donner un ordre formel car sous-officiers et chasseurs demandent à rester avec leurs officiers. Ils emmènent avec eux les mitrailleuses et leurs chargeurs ainsi que des fusils allemands, provenant des camions démolis.
Perré et Rollier restent seuls, chacun dans son char, Perré surveillant la route vers le nord, Rollier interdisant, au sud, la sortie de Pargny.
Vers 19 heures, Perré détruit un camion de munitions qui saute pendant une demi-heure.
À 20 heures, c'est un char léger dont le chef est tué d'un coup de 47. Rollier démolit deux chars et une voiture.
À 21 heures, la nuit tombe. Sauret ne reviendra pas.
Les officiers font sauter les chars avec le peu d'essence et d'huile qui reste dans les chars et tentent de rejoindre les lignes françaises en marchant de nuit, à la boussole, vers l'Oise. À l'aube du 18, exténués, ils s'arrêtent dans un bois à 1500 m de Nouvion-le-Comte et voient, dans la matinée, défiler des blindés et des troupes motorisées. C'est la 10e Panzer.
Au soir, repartant vers l'ouest, ils atteignent le village de Mayot où ils se heurtent à des sentinelles allemandes, s'enfuient et arrivent sur l'Oise en un point où le pont a sauté. Ils traversent la rivière à la nage devant Travecy et gagnent Vendeuil.
Un habitant les restaure et leur indique un chemin de traverse vers la Fère où ils retrouvent des Français. Ils sont dirigés sur la Ferté-sous-Jouarre vers le GQG afin d'effectuer leur rapport, d'où ils rejoignent leur bataillon deux jours plus tard en forêt de Compiègne. "




:salut:

prosper
05/07/2006, 22h05
Prosper ! Youp la boum !! Les zaffaires reprennent !!!







ouais lol je te prevois des roues et une barre de remorquage :rire2:

damned81
05/07/2006, 22h27
merci Bruno,ça me donne vraiment envies d'acheter ce livre.:biere:
J'ai l'impression qu'il y a eùt plus de chars sabordés par leurs équipages ou tombés en panne que détruits par l'ennemi,je me trompe?