Voir la version complète : [montage] T55 "Samovar"
stephane morineau
13/07/2006, 12h22
Bonjour,
Un T55 exotique le Samovar, qui de source sur n'est resté qu'à l'état de proto:outch:
Bases de la maquette, le T55 Trumpeter, avec le kit d'amelioration Azimut et quelques apports perso.
http://www.slcmaquettes.com/images/T55S/vue%20de%20face.JPG
http://www.slcmaquettes.com/images/T55S/tourelle%202.JPG
http://www.slcmaquettes.com/images/T55S/tourelle3.JPG
http://www.slcmaquettes.com/images/T55S/Dcp00820.jpg
la Suite ici :bravo: http://www.slcmaquettes.com/theme_1.html
pascalbausset
13/07/2006, 12h34
Salut Steph....
Belle conversion.:cacestdukit:
Ce projet de char IDF, est reste à l' etat de projet. Voire un articles de presse ici :
http://community.webshots.com/myphotos?action=viewAllPhotos&albumID=142963521&security=UlfEZH
clannono
13/07/2006, 13h16
SUPER BOULOT QUE TU AS FAIT
MEME L ABBATANT WC au dessus es pas mal :cacestdukit:
pascalbausset
13/07/2006, 14h42
SUPER BOULOT QUE TU AS FAIT
MEME L ABBATANT WC au dessus es pas mal :cacestdukit:
Je m' excuse, mais je n'ai pas tout compris
la trappe rssemble a une cuvette de chiotte...enfin je pense
bon alors tu le fini quand ce samovar ????
stephane morineau
13/07/2006, 16h06
heu pour la cuvette de WC elle viens du kit M60 Tamiya.
Pour etre fini Tommy, il est fini depuis 3 ans lol voir le lien sur SLCMaquettes. Meme que il prend la poussiere :dsl:.
http://www.slcmaquettes.com/images/T55S/T55%205.jpg
ah ok désolé j avais pas compris, il y a pas eu un article sur cette bete a l epoque ou le kit est sorti ??
stephane morineau
13/07/2006, 16h51
lol non Tommy, juste sur SLC Maquettes lol.
C'est ce qui ma obligé à l'époque de créer un site pour rassembler la doc sur le Samovar.
Il est difficile de dire aujourd'hui avec certitude où et quand fut inventé le premier samovar, cet appareil "auto-chauffant" qui est devenu le symbole incontestable de la vie quotidienne russe. Sa popularité était déjà si grande qu'au siècle dernier des savants européens publièrent la description d'une authepsa en bronze découverte à Pompei, affirmant qu'il s'agissait là d'un "authentique samovar". L'authepsa a la forme d'une citadelle romaine en miniature, carrée, ceinte de murs crénelés doubles remplis d'eau. Le feu était allumé sur la place de cette citadelle et l'on pouvait y installer un trépied, ce qui permettait à la fois de faire bouillir l'eau et de cuire la nourriture. On a également découvert à Pompei des récipients "auto-chauffants", entre autres un magnifique vase en bronze, avec un robinet, un couvercle pointu et trois pieds en forme de pattes d'animal qui rappelle beaucoup le samovar. Les Romains ne connaissaient pas le thé. Ils utilisaient les récipients en bronze et l'authepsa pour faire bouillir et réchauffer l'eau avec laquelle ils avaient coutume de couper le vin. http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar1b.jpgLes appareils "auto-chauffants" existent depuis longtemps en Chine. Ce sont les célèbres "ho-go", constitués d'une coupe profonde, installée sur un support avec, comme pour le samovar, une cheminée et un cendrier. C'est dans ces "ho-go" en métal ou en porcelaine que les Chinois servaient le bouillon. Pour le thé, ils utilisaient des pots spéciaux avec une passoire ou des théières. Le thé est infusé directement dans les tasses.
Selon toute vraisemblance, les premiers samovars ne sont apparus en Russie qu'au XVIIIème siècle, car nous n'avons connaissance d'aucune pièce ou d'aucune mention sur une pièce se rapportant à une période antérieure. Le samovar doit la place qu'il a occupée dans la vie quotidienne au thé ou, plus exactement, au rite du thé, qui s'est largement répandu en Russie dans la seconde moitié du XVIIIème siècle.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar2b.jpgLes Russes mirent longtemps à adopter cette boisson exotique ; on n'en buvait qu'à la cour et chez les nobles, le considérant comme une médecine. Le miel, la bière et le kvas restaient les boissons principales des Russes. Au début du XVIIIème siècle, le vin, puis un peu plus tard le Champagne, devinrent à la mode à la cour. Parmi la vaisselle en argent de la cour à cette époque, on trouve des fontaines en forme de vases, richement décorées, fabriquées en Europe occidentale. Elles trônaient sur la table, parmi le reste de la vaisselle, grâce à leurs dimensions assez importantes et à leur magnifique décoration.
Dans le premier tiers du XVIIIème siècle, on trouve déjà parmi la vaisselle en argent russe des théières pour faire infuser le thé ; un nombre relativement élevé de théières en cuivre et en laiton du milieu et de la seconde moitié du XVIIIème siècle a été conservé. On date de cette même époque plusieurs théières-samovars et samovars-"cuisine", utilisés pour préparer la nourriture. Leur forme est très proche de la vaisselle en métal, théières, jattes et cruchons, de cette époque. Ils se différenciaient essentiellement de ces derniers par une sorte de cheminée et de cendrier intérieurs.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar5t.jpgProgressivement, le samovar commence à se détacher du reste de la vaisselle, à acquérir une sorte de suprématie. Sa construction devient nettement plus caractéristique, et les détails en sont tous plus décorés les uns que les autres. Les samovars de la deuxième moitié du XVIIIème siècle viennent remplacer les modestes théières "chauffantes" et rappellent souvent les vases décoratifs de cette époque. Les théières-samovars n'ont pourtant pas totalement dis paru. On continuait de les utiliser au XIXème siècle, mais elles avaient en quelque sorte cédé la place au samovar-"vase". Les samovars de la seconde moitié du XVIIIème siècle tendent déjà vers une forme en hauteur, même quand l'artiste se trouve encore influencé par les formes traditionnelles de la vaisselle russe.
Au début du XIXème siècle, les samovars font l'objet d'une telle demande qu'à côté des centres déjà existant dans l'Oural, à Toula et à Moscou, de nouvelles fabriques et de nouveaux ateliers de fabrication de samovars apparaissent dans d'autres villes. Les samovars sortaient des ateliers de fabrication d'objets en or et en argent. Cette période est caractérisée non seulement par une incroyable diversité des formes de samovars (vases Empire, tonnelets, colonnes ciselées), mais par une certaine différenciation des samovars en fonction de leur utilisation. C'est ainsi qu'à côté des samovars classiques, on trouve des samovars-cafetières, des samovars de voyage, et ce qu'on appelle des bouillotes, destinées à maintenir l'eau à une certaine température.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar_mais1.jpgOn assiste même à une spécialisation très étroite des artisans chargés de fabriquer certaines pièces et parties du samovar. Peu à peu, les fabriques importantes ne s'occupent essentiellement que de l'assemblage et de la touche finale à donner au samovar. Du fait de cette particularité spécifique de la fabrication des samovars, il est souvent très difficile d'attribuer telle ou telle pièce, car la forme, l'interprétation des détails, les motifs de la décoration sont plus le signe d'une époque, des goûts de cette époque, que la marque d'une fabrique, d'un atelier ou la griffe d'un créateur.
Depuis 1829, année de la première exposition publique d'objets russes à Pétersbourg, les fabriques et les artisans fabricants de samovars participent à toutes les expositions de ce type. Aucune exposition russe à l'étranger n'avait lieu, alors, sans qu'il y ait des samovars: les auteurs d'articles sur les expositions internationales de la production industrielle et artistique ne manquent pas de mentionner la production des fabriques de samovars. C'est à Toula, qui devint, surtout dans la seconde moitié du XIXème siècle, le centre reconnu de fabrication de samovars, que se trouvait le plus grand nombre de fabriques. A cette époque se détachent les fabriques des Batachev, des Vanykine, des Teil et autres ; ils inondent toute la Russie de leur production. Les samovars et la vaisselle en métal de Toula sont exportés à l'étranger. Presque tous les samovars portaient alors le poinçon de la fabrique. Avec une technique plus poussée et différentes améliorations apportées à leur fabrication, les samovars de la deuxième moitié du XIXème siècle perdent leur note artistique. La forme et la décoration prennent un caractère nettement standardisé. C'est malheureusement à ces modèles plus récents qu'est liée l'idée la plus répandue que l'on se fait du samovar russe.
stephane morineau
13/07/2006, 16h56
On croit d'ordinaire que le samovar existait dans toutes les couches de la société russe et qu'on le trouvait aussi bien dans le palais du tsar que dans l'isba du paysan. Cette façon de voir ne semble pas nécessiter de preuve particulière, mais elle n'en demande pas moins quelques précisions. Le samovar n'était pas seulement l'incarnation de l'hospitalité russe et du bien-être familial, mais il exprimait aussi une certaine aisance matérielle. On sait que les paysans russes se servaient essentiellement de vaisselle en bois et en céramique. Seules les couches aisées de la paysannerie russe pouvaient se permettre l'achat de pièces en métal, relativement chères, provenant des usines et des ateliers, et donc de samovars. Même dans les années 70 du XIXème siècle, alors que la production de samovars, déjà vieille de plus d'un siècle, se développait largement, dans les campagnes seul "celui qui avait quelque argent possédait un samovar". Cependant, il est impossible ici de ne pas tenir compte du fait que toutes les innovations et les modifications intervenues dans la vie des citadins se retrouvaient avec un certain retard dans la vie des paysans. Néanmoins, le prix élevé des samovars était la raison fondamentale de leur rareté dans le milieu paysan. Ceci peut s'expliquer du fait qu'étaient apparus des samovars artisanaux, que les paysans fabriquaient à leur usage personnel. Il en allait tout autrement dans les villes. Le citadin avait la possibilité de boire le thé du samovar en allant au cabaret, à la foire ou sur la place publique. La tasse de thé auprès du samovar acquit peu à peu le caractère d'une coutume nationale. http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar4b.jpg Le samovar est particulièrement indispensable lors des fêtes populaires. M. N. Zagoskine décrit le pittoresque tableau d'une fête aux environs de Moscou : "Partout, tout le monde s'amusait et buvait du thé. Ce besoin impérieux de nos négociants, ce seul luxe que se permettaient nos petits marchands, ce plaisir suprême, qui sentait la fête, de tous les fonctionnaires sobres, quel que soit leur rang, des ouvriers-artisans des fabriques et même des moujiks, c'est notre samovar russe qui ronfle et fume tous les dix pas". On ne se séparait pas du samovar, même quand on prenait la route. On fabriquait pour cela des samovars de voyage spéciaux et des boites de thé qui contenaient tout ce qu'il fallait pour boire le thé.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar11.gifProgressivement s'installa un rituel du thé, avec ses règles, que l'on observait dans toute maison russe. Dès la première moitié du XIXème siècle, c'est traditionnellement la maîtresse de maison, ou sa fille aînée, qui servait le thé du samovar. S'il y avait une petite table pour le samovar, on l'approchait de la table du repas. Quand il y avait peu de monde autour de la table, on installait le samovar directement sur la table, sur un plateau en métal. Dans les maisons aisées, le "Livre du savoir-vivre chez soi" indiquait que "quand il y avait beaucoup d'invités, le thé devait être servi dans une autre pièce et apporté ensuite par le serviteur".
Les samovars en argent et en melchior étaient accompagnés de services en métal, qui formaient un tout avec le samovar. Un tel service comprenait : la théière, le pot à lait, le rince-doigt, la passoire, la pince à sucre et les cuillères à thé.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar7t.jpg Quelquefois, il y avait deux samovars dans la maison, un pour tous les jours, et un pour les fêtes et les invités. Les samovars en cuivre rouge ou en laiton d'un jaune d'or étaient astiqués jusqu'à étinceler. Le samovar n'avait pas le dernier rôle dans la décoration de la maison : on le mettait dans un coin du salon, ou près du mur, sur une petite table spéciale ou sur un buffet bas. Dans certaines maisons, où une pièce était réservée au samovar, celui-ci occupait, bien entendu, la place d'honneur.
Chez les ouvriers de la fin du XIXème et du début du XXème siècle, le samovar était installé sur une commode, parmi les bibelots et les tableaux encadrés. Pour protéger le samovar en cuivre de la poussière et de l'oxydation, les maîtres de maison soigneux le recouvraient souvent d'une housse ou d'une serviette spéciale.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar3b.jpgOn vendait les samovars sur les foires. Les grands marchés, comme la foire de Makariev (fin du XVIIIème siècle) et la foire de Nijni-Novgorod, très courue au XIXème et au début du XXème siècle, avaient leurs étals spéciaux pour les samovars. Les habitants de l'Oural et de Sibérie se rendaient à la foire de Perm et à celle d'Irbit. Au printemps, dès que les fleuves redevenaient navigables, commençait la période la plus animée de l'année. Ainsi, du 25 mai au 10 juin, les habitants de Toula amenaient une grosse partie de leur production à Nijni-Novgorod. Les samovars étaient tout d'abord amenés à Alexine à dos de cheval, là ils étaient chargés sur des péniches, et ils voguaient ensuite sur l'Oka en direction de la foire. Ce chemin était le moins coûteux et le plus fiable ; les samovars arrivaient sans dommage. Les emballages contenaient des samovars de dimensions, de types et de prix divers. Généralement, une caisse que pouvaient soulever deux personnes contenait douze samovars. Cette douzaine de samovars "ordinaires" pesait un peu plus de quatre pounds et coûtait 90 roubles. Car les samovars de qualité moyenne se vendaient au poids. Pour augmenter leur poids, on avait recours à la "ruse" : on mettait dans le samovar des grilles en fonte un peu plus lourdes et on y versait un peu plus de plomb. C'était une production de masse, destinée à un acheteur peu aisé. On fabriquait également des samovars sur commande, pour toutes sortes d'expositions. Parmi ces samovars, on trouve d'authentiques oeuvres d'art. De tels samovars coûtaient particulièrement cher, on y gravait des inscriptions et des dédicaces en souvenir, des chiffres et des monogrammes.
Les recettes et les bonnes adresses...Babouchka Galia---------------------------------BlinisBortschCaviarCigarettes russesFilet de boeuf VoronoffGolubtsyKotletyKoulibiac au saumonKvas (ou bière au pain)Oeufs gourmandsPaskha aux fruits confitsSalade de concombreSoupe russe au rognon de veauTchebourekisVodka
stephane morineau
13/07/2006, 17h04
Le processus de création du samovar est constitué d'une série d'opérations dont se chargeaient des artisans de différentes spécialités, de l'étameur et du fondeur au menuisier.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar1b.jpg Même si le fabricant de samovars était seul à travailler dans son petit atelier, et sortait sa production sous son propre nom, il achetait en gros certaines pièces déjà usinées (comme, par exemple, les robinets, les poignées, les couvercles ronds) ou les commandait à un autre spécialiste. Si on prend les modèles de la première moitié du XIXème siècle, une seule et même pièce peut parfois porter deux poinçons avec les initiales de plusieurs artisans, par exemple sur la clé du robinet et sur le couvercle. Ceci confirme que le corps du samovar était fabriqué par un artisan, et le robinet par un autre. Dans la deuxième moitié du XIXème siècle et au début du XXème siècle, il était possible d'acquérir des robinets, des "soupiraux", des "bosses" en argent de façon et de dimensions diverses dans les magasins ou dans les dépôts de pièces métalliques. Nous voyons souvent sur les robinets des samovars du XIXème siècle des chiffres gravés: 0, 1, 2, etc.; ces chiffres désignent la dimension du robinet.
On peut remarquer que certains modèles du XIXème siècle sont réalisés à partir de plusieurs matériaux. Par exemple, le corps du samovar est en cuivre rouge, et le robinet en laiton. Ceci confirme une fois de plus, s'il en était besoin, que pour fabriquer un samovar on utilisait des pièces standard, déjà usinées. Cependant, quand des matériaux de différentes natures ne sont pas décorés de façon spéciale, ils peuvent être le signe d'une restauration ou d'une modification plus récente.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar2b.jpg Les grandes fabriques et entreprises du XIXème siècle produisant des samovars employaient des artisans à domicile, qui fabriquaient certaines pièces du samovar. Parfois même, des villages entiers jouait le rôle principal dans la création de n'importe quel samovar. On peut reconstituer le tableau du travail de l'étameur, d'après de vieilles photographies qui ont été conservées ou des descriptions de contemporains de l'époque : dans ses grandes lignes, ce travail n'a pas changé tout au long de l'histoire du samovar en Russie.
La table de travail de l'étameur était un établi en bois de trois à sept mètres de long, sur lequel pouvaient travailler un à six artisans. Pour donner au métal la forme du samovar, ils utilisaient des enclumes en fer, des "chevalets", en forme de longues barres. Même la forme la plus simple nécessitait l'utilisation d'au moins trois chevalets : pour l'ébauche, pour conférer une forme ronde à la plaque de métal, et pour forger les jointures, les bandes et autres détails. L'extrémité de l'enclume était taillée en fonction de son utilisation : en forme de cône, de boule, etc.. Si l'étameur travaillait sur une forme complexe, avec des reliefs ou des facettes, il utilisait des chevalets supplémentaires. L'enclume (qui pesait un pound et demi à deux pounds) était installée sur l'établi, l'artisan s'asseyait dessus, posait sur l'extrémité du chevalet la plaque de cuivre ou de laiton, enroulée en forme de cylindre, et commençait à la marteler avec un marteau en bois.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar11.gif Pour fabriquer le corps d'un samovar le plus simple qui soit, il ne fallait pas moins de douze opérations. La première consistait à enfoncer à coups de marteau les dents de la ligne de couture du cylindre. Ensuite l'ébauche était portée à la forge, où la couture était soudée. Après quoi, l'étameur piquait à nouveau la couture pour la rendre plus solide. Chaque opération était renforcée par un recuit du métal. C'est ainsi que les petits apprentis couraient d'un artisan à l'autre. Les ateliers étaient constitués d'artisans qui avaient chacun une étroite spécialisation dans la fabrication des samovars. Chaque semaine, les serruriers, les étameurs, les fondeurs à domicile portaient leurs pièces en ville, à la fabrique. Ils recevaient le plus souvent des entrepreneurs le matériau, les outils nécessaires et même le modèle, la "façon", du contour et des autres parties du samovar. Ces artisans n'étaient le plus souvent que des exécutants passifs. Ils étaient nombreux même parmi ceux qui travaillaient à la fabrique même. La plupart d'entre eux ne réalisaient, bien sûr, que les pièces les plus simples comme, par exemple, le "bocal", le samovar cylindrique, très répandu à la fin du XIXème - début du XXème siècle. Les fabriques s'occupaient en général de l'assemblage et du fini donné aux modèles fabriqués. Dans cette production de masse, la personne de l'artisan, et parfois même le visage de la fabrique, étaient effacés. Le poinçon qui figurait sur le samovar était le plus souvent celui du propriétaire de la fabrique ou de l'entreprise.
Même dans la production de masse de samovars d'une forme arrêtée ou la plus populaire, il n'est pas très facile de trouver deux "jumeaux", car les proportions varient légèrement d'un modèle à l'autre, le bec est en forme de "patin" ou de "sabot", une canette remplace le couvercle arrondi du soupirail... Ceci différenciait même les samovars standard et rendait chaque modèle unique. Tout ceci se rapporte à la production de masse. Les samovars à l'unité, ou même ceux fabriqués en petite série, étaient l'œuvre de grands artisans, qui travaillaient le cuivre et l'argent. Certains modèles ont, sans aucun doute, été au préalable dessinés par des artistes.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar3b.jpg L'étameur, c'est-à-dire l'artisan qui modelait le "vase" du samovar, l'autre, de la forge à l'atelier, de l'atelier à la forge. Pour donner au métal la forme du samovar, on commençait à le marteler du centre vers le bas. Et peu à peu, le cylindre devenait un vase, une boule ou prenait la forme d'un verre taillé à facettes. . Jusqu'à la fin du XIXème siècle, les étameurs fabriquaient le corps du samovar, mais aussi les couvercles "cerclés", et les soupapes pour la cheminée. Plus tard, ces pièces étaient fabriquées au moule ou par estampage.
La "cruche" du samovar était également fabriquée par les étameurs. Elle était composée de tubes de deux diamètres: la partie inférieure était plus large, la partie supérieure, en laiton plus épais, plus étroite. Les robinets, les poignées et souvent les supports de la base étaient coulés par d'autres spécialistes, les fondeurs ou "couleurs". Les pièces coulées étaient, bien entendu, martelées ensuite.
Pour empêcher que le samovar en cuivre ou en laiton ne s'oxyde, on rétamait en recouvrant l'intérieur d'une fine couche d'étain.
http://www.russie.net/gastronomie/images/samovar_mais2.jpgLes samovars étaient pour la plupart réalisés en cuivre ou en alliage de cuivre, laiton ou tombac. Par rapport à ces derniers, le cuivre est plus mou et moins solide. Pour que les pièces soient plus solides et moins coûteuses, les samovars étaient fabriqués le plus souvent de préférence à partir d'alliages du cuivre. C'est pour cette raison que les samovars rouges, donc en cuivre, sont plus rares que les samovars rosé orangé (en tombac) ou jaune d'or (en laiton). On donnait souvent aux samovars en laiton ou en tombac un aspect patiné, et ils prenaient alors une belle couleur dans les tons verts ou marrons. Le laiton était argenté au mercure ou par galvanisation, ou bien on le recouvrait d'une fine feuille d'argent (placage). Dans la deuxième moitié du XIXème siècle, les samovars en laiton et les autres objets en métal étaient très souvent nickelés. On trouve des samovars en bronze doré, en acier de Toula, en melchior (alliage de cuivre, de zinc et de nickel), en fonte. De nombreux samovars en argent sont parvenus jusqu'à nous. Et le "Manuscrit de Velikyi Oustioug" mentionne même un samovar en cristal. Des témoignages attestent que l'on fabriquait aussi des samovars en majolique.
Ulrich Jean-François
13/07/2006, 19h18
Ah c'est de là que vient la chanson "Vous qui passez SAMOVAR" (chanter avec l'accent de Popec!!). Ok j'ai compris :alex_::tusors:
clannono
13/07/2006, 20h00
Ah c'est de là que vient la chanson "Vous qui passez SAMOVAR" (chanter avec l'accent de Popec!!). Ok j'ai compris :alex_::tusors:
hi_hihi :langue2: :langue2: :bravo: ha celle la j lai raté !!!!!!!
:bravo: :biere:
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